Florès en sort grandi

Les couleurs françaises se sont illustrées à l'autre bout du monde. L'avant-dernière manche du championnat du monde de surf au Brésil a présenté un profil inhabituellement tricolore grâce à Mikaël Picon et Jérémy Florès. Sur la plage de Santa Catarina, les deux surfeurs se sont, en effet, hissés en demi-finale de la dixième étape du WCT pour s'y affronter. Une situation assez historique pour le surf français qui semblait ainsi profiter pleinement de l'absence de Kelly Slater, occupé à fêter son 9e titre planétaire.
Florès : "Je n'ai rien pu faire"
Lors de cette demi-finale 100% française, c'est Florès qui a pris le dessus dans une confrontation serrée comme le prouve le score de 14.00 à 13.73. Ce succès ouvrait les portes d'une première finale sur le circuit mondial au Réunionnais. Mais cette dernière marche est encore trop haute puisque le surfeur de 20 ans n'a rien pu faire contre l'Australien Bede Durbridge (17.76 points contre 9.86) qui remporte la compétition, succédant ainsi à son compatriote Mick Fanning au palmarès du Hang Loose Santa Catarina Pro.
Florès peut néanmoins être satisfait, lui qui progresse à pas de géant sur le circuit après avoir été le plus jeune surfeur de l'histoire à se qualifier pour l'ASP World Tour. "Je suis satisfait de mon résultat mais déçu de la finale. Je n'ai rien pu faire. Bede ne m'a pas laissé le temps d'essayer " analyse le rookie of the year 2007 sur le site officiel du WCT. "Il a obtenu un 9.43 et les deux seules bonnes vagues. J'ai juste essayé d'obtenir tout ce que je pouvais mais je n'ai pas pu. Il a tout déchiré !" constate, impuissant, le Tricolore.
De retour à son meilleur niveau après une blessure à la cheville qui le pénalisait, l'actuel 10e au classement du championnat du monde savoure également le succès de son pote Mikaël Picon. Ce dernier va également dans ce sens : "C'était une incroyable série, la première de l'année où il n'y avait pas de pression. Je suis heureux que mon pote soit allé en finale". A force de dompter les vagues de manière si insouciante, la French Connection risque encore de faire parler d'elle.
(Source : Nouvel Obs.com)